Fissure triangulaire dans la roche, accessible uniquement à la nage ou en canoë, sur la côte sud du promontoire juste après la grotte de Torre Paola, en direction du port de plaisance de San Felice Circeo. Son nom renvoie directement à la tradition légendaire de la magicienne Circé, héroïne du dixième chant de l’Odyssée d’Homère, qui selon le mythe vivait sur ce promontoire, alors perçu comme une île, l’Ééa décrite par le poète grec.
En arrivant à cette splendide cavité naturelle, on remarque de grands blocs de calcaire à droite de l’entrée : tombés d’en haut, ils constituaient le sol d’une ancienne cavité supérieure. Une fois à l’intérieur, en montant de quelques mètres et en levant les yeux vers le sommet de la caverne, on découvre un spectacle très évocateur : l’entrée de l’ancienne cavité supérieure, encadrée de palmiers nains (Chamaerops humilis). Attention toutefois, c’est extrêmement dangereux : mieux vaut profiter du spectacle sans tenter l’escalade. Une croyance populaire veut que ce soit la grotte où la magicienne Circé venait se baigner, à l’abri des regards indiscrets. On raconte qu’elle communiquait directement avec son palais, sur le plus haut sommet du promontoire, par une galerie dans la roche, une sorte d’escalier secret qu’elle empruntait chaque fois qu’elle voulait plonger dans les eaux du golfe.